Éducation

L’éducation au Mali: Quand les parents se désengagent

L’éducation est ce moyen qui permet d’inculquer à l’enfant les valeurs et normes de la personnalité humaine pour faciliter son insertion dans la société. Sans controverse, elle se passe essentiellement dans trois cadres: la famille, la rue et l’école. Dans chaque cadre, chacun joue un rôle dans la formation de la personnalité humaine. Ainsi, ces trois niveaux restent complémentaires. 

Autrefois, l’éducation des enfants fut l’affaire de tout le monde. Elle avait pour dessein d’ apprendre aux enfants des valeurs comme le respect dû aux aînés, la politesse, le sens de la solidarité, etc. C’est ainsi que l’enfant, quand il faisait des bêtises, il était aussitôt rappelé à l’ordre par un aîné  présent sur le lieu des faits. Mais, force est de constater que dans nos sociétés actuelles, surtout dans les villes de mon pays, on assiste à une sorte de renversement des valeurs. Tout ce qui était considéré comme mauvais, honte est devenue bon,  fierté. Cet état de fait laisse des conséquences néfastes (banditisme) dans nos sociétés. 

 

Alors, comment expliquer ce phénomène de renversement ? 

Ce revirement est à comprendre dans le seul compte du désengagement des parents dans l’éducation des enfants. C’est dire que les parents ne donnent plus d’importance à l’éducation comme auparavant. Ils sont plutôt préoccupés par le travail auquel ils consacrent une grande partie de leur temps. C’est la raison pour laquelle nous constatons que ce délaissement se manifeste plutôt  dans les familles nucléaires (les parents et les enfants) surtout quand les deux parents travaillent. Dans celles-ci, les enfants sont laissés à  eux-mêmes ou entre les  mains des bonnes. Ce cas est surtout fréquent dans nos milieux urbains. Par contre dans les familles étendues ( au village ), même si les parents sont pris par leur travail, il y a toujours d’autres gens (parents ) pour s’occuper des enfants. C’est le même constat que nous fait un sociologue malien, chercheur et professeur d’université, Bréma Ely Dicko dans un entretien qu’il m’a fait l’honneur d’accorder:  Le désengagement, on peut en parler surtout dans les familles nucléaires et c’est essentiellement un phénomène urbain. Sinon dans les campagnes, il y a d’autres personnes qui aident les enfants à comprendre les choses et qui peuvent les corriger au besoin. 》

Oui, c’est un phénomène urbain et non rural en ce sens que les réalités de la ville sont tout à fait différentes de celles du rural. Au village, la vie est « facile », coûte moins cher. Tandis qu’en ville, elle devient difficile et souvent insupportable pour beaucoup à cause de la cherté de la vie, des charges et dépenses plus élevées. Donc le couple en ville a besoin « de travailler et de diversifier les richesses », nous confie Dr. Bréma Ely Dicko.

20180110210702

              Famille nucléaire                     Crédit photo: google image                 

Outre cette réalité, il y a un autre aspect qui se manifeste chez l’enfant dans la rue. La rue qui est sensée être l’environnement où l’enfant apprend avec ses amis considérés comme de bonnes compagnies est devenue un  environnement hostile à cet être immature. Dû à la fréquentation des mauvaises compagnies, il peut ne pas respecter les bonnes conduites apprises dans sa famille. Chez nous, nous voyons que la plupart de nos enfants passent plus de temps dans la rue que dans la famille, et souvent dans des conditions déplorables. À ce titre, l’école leur devient dérangeante, ennuyeuse et en conséquence, ils s’adonnent à l’alcool, à la cigarette, etc.

《Il arrive que les enfants aient d’autres camarades dont les parents ont démissionné. Par effet d’entraînement, ils peuvent être livrés à eux-mêmes et se retrouver dans des situations peu confortables, contraires à l’éducation reçue dans la famille.》                   B. E. Dicko                                              20180110205815

   Crédit photo: google image 

À cela s’ajoute aussi les effets des médias et de l’Internet (s’ils enseignent autre chose que celle dans la famille) qui peuvent affecter les comportements des enfants surtout quand ils en ont accès. C’est ce qui fait que les enfants ont tendance parfois à considérer les parents comme des conservateurs, car ils veulent reproduire la vie numérique, nous dit notre chercheur. À noter que cette vie numérique, ceux du rural en ont peu connaissance ou pas du tout à plus forte raison de vouloir la reproduire. C’est la réalité de nos villages. Avant, même si les parents démissionnent, il y avait toujours la société pour éduquer les enfants. Mais de nos jours, chacun a peur de toucher à un enfant d’autrui, car s’il le fait, il risque d’être convoqué à la police ou à la gendarmerie par le parent de ce dernier, nous rappelle notre notre sociologue. Et cela ne peut avoir que des conséquences néfastes sur  l’enfant et sur la société.

 

Quelles sont ces conséquences ? 

« Les enfants d’aujourd’hui sont mal élevés, ils sont impolis et ne respectent personne. « 

Voilà une expression que beaucoup de parents maliens aiment prononcer pour justifier ou expliquer l’absence du minimum de conduite morale de nos jeunes d’aujourd’hui. En outre, on peut se rendre compte que cette expression en dit long. Le vol, la corruption, le mensonge, le banditisme, l’adultère, le manque de respect, etc. ; qui caractérisent nos sociétés actuelles surtout urbaines relèvent de ce phénomène du désengagement des parents dans l’éducation des enfants.

《Si chacun est laissé à lui-même, il y a le vagabondage qui peut se développer. Il y a des crises intergénérationnelle qui peuvent créer un déficit de communication et disloquer les tissus sociaux. 》B.E.DICKO

 

       Alors, que faut-il faire ?

L’important est que nous devions revenir aux fondamentaux, c’est – à – dire  revaloriser l’éducation qu’elle soit dans la famille, dans la rue, à l’école ou même sur le lieu de travail, des cadres fondamentaux pour la socialisation de l’homme. Chacun doit nécessairement s’y investir.

《L’éducation doit être une affaire collective et non au niveau d’un couple parce qu’aucun couple seul ne peut éduquer correctement ses enfants. Même si vous les éduquez à votre image, les enfants sont appelés à vivre dans la société. Et, c’est elle qui va les consommer finalement d’une certaine manière. Donc il est important que les parents acceptent que la société ait un regard sur les questions des enfants.》                   B.E.Dicko

Autrefois les grands-parents avec les contes se chargeaient de véhiculer des messages pleins de sagesse qui permettait à l’enfant d’être sage. Mais aujourd’hui les enfants préfèrent passer leur temps sur les réseaux sociaux que d’écouter des contes. Donc il faut revaloriser aussi la place des grands-parents, nous dit le professeur Dicko.

En conclusion, nous conviendrons de dire que dans notre pays, le désengagement des parents relève de plusieurs circonstances comme celles du travail ( ou le refus que la société intervient dans l’éducation des enfants ) même si dans certains cas, d’autres facteurs peuvent entrer en jeu pour contraindre les décisions des parents ou de la société. Aussi, c’est un phénomène urbain qui se manifeste fréquemment dans les familles moyennes ou les deux parents travaillent surtout. Par conséquent, ce phénomène ne peut que résulter des mauvais comportements ou  mauvaises conduites, voire des cas de crime chez l’enfant et dans la société comme le vagabondage, le banditisme. Cependant, il faut revenir aux fondamentaux et redonner de l’importance aux grands-parents pour leur rôle éducatif. L’éducation doit être l’affaire de tous.

Alors, chers parents, rien n’a plus de valeurs que nos enfants et leur éducation. Donc, tachons bien à leur assurer une bonne et meilleure éducation pour leur propre bien et celui de la communauté!

Publicités
Éducation

IBK: LES ÉTUDIANTS: de chacun un ordinateur à 13.000 tablettes empoisonnées

La politique « Un étudiant, un ordinateur » a longtemps été sur toutes les lèvres dans le milieu estudiantin malien. En fait, c’est une  promesse faite aux étudiants maliens par le « kankelintigui » de 2013 (celui tenant toujours ce qu’ il promet), Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion de son discours de fermeture de campagne pour les présidentielles de 2013 au Mali. Quatre ans après son élection à la tête de la présidence malienne, où en sommes – nous avec cette promesse?

20180106215425.jpg

Crédit photo: google image 

Au fait, le projet « Doniya, un étudiant – un ordinateur » est un projet qui permet à chaque étudiant de se doter d’un ordinateur portable pour lui faciliter l’accès à l’Internet, à l’information, à la mutualisation de la connaissance etc. Donc, il consiste en quelque sorte à améliorer les conditions d’étude et de recherche des étudiants.

 

Trois ans d’attente, on pensait que cette promesse allait être une réalité. Lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième rencontre des ministres francophones ténue en 2016 à Bamako ( au palais présidentiel), le président IBK laissa entendre que le projet allait être mis en œuvre dès la rentrée universitaire 2016 – 2017. Certes, ç’ a été dit mais rien n’a été fait au cours de cette année.

 

Aujourd’hui, nous tendons vers une nouvelle année académique malgré les grèves interminables enregistrées au cours de l’anné en ce sens qu’il y a eu lieu déjà la cérémonie de la rentrée sollennelle des universités et grandes écoles du Mali. Et, c’est maintenant qu’ on nous parle des 13.000 tablettes ( dans le premier conseil des ministres du gouvernement Boubeye, cinquième gouvernement sous les ordres du président IBK) au lieu des ordinateurs pour tous afin de nous faire oublier ou soulager avec celles-ci et d’acheter nos consciences. Sinon, pourquoi attendre tout ce temps?

ou bien par ce que nous sommes à quelques mois des présidentielles 2018?

 

Pire, tous les étudiants ne pourront pas bénéficier de ces tablettes étant donné que leur effectif pléthorique dépasse les 13.000 . D’ailleurs, le président lui – même le sait puisqu’en 2016 (dans cette fameuse cérémonie d’ouverture de la deuxième rencontre des ministres francophones ), il estima l’effectif des étudiants dans les universités publiques maliennes à environ 120.000 et il est conscient de la possibilité de croissance. Ainsi, quel est l’effectif total de nos étudiants au jour d’aujourd’hui ? Le choix de ce nombre de tablettes a – t – il été fait en tenant compte de l’effectif global des étudiants dans les universités publiques?

Quelles sont les modalités d’attribution de ces tablettes?

En tout cas, des explications peuvent surgir  de part et d’autre sauf de nous faire croire que cet effectif de 2016 ait baissé à plus forte raison d’être jusqu’au niveau de 13.000 étudiants et que cette attribution n’aurait pas un impact sur nos bourses.

 

Entre temps, on peut même penser que le véhicule offert aux membres du bureau de la coordination nationale du syndicat estudiantin malien ( il y a quelques mois) par IBK à koulouba consiste à l’oubli de ce projet chez les etudiants et à leur achat de conscience. Sinon il y a des problèmes plus graves, plus importants et plus préoccupants dont souffre le milieu scolaire et universitaire malien ( grèves interminables; violence parmi d’autres ) dont il faut nécessairement et urgemment trouver des solutions efficaces et durables.

 

En conclusion, nous dirons que ces tablettes sont des cadeaux empoisonnés. Avec elles, bienvenue à la magouille et la surfacturation. En plus,leur attribution ne résout rien de tous les maux que connaissent le secteur de l’enseignement en général et de celui du supérieur public en particulier au Mali. Mais elle consiste à un achat de conscience pour des fins personnelles et égoïstes, c’est – à – dire elle consiste à hausser sa côte de popularité ( celle d’IBK) dans le milieu estudiantin.

Cependant, chers étudiants, nous ne devons pas nous laisser avoir une nouvelle fois. Qu’on soit bénéficiaire ou pas, nous devons choisir nos candidats en toute conscience et en toute responsabilité.

Famille - homme

La famille: quelle place dans la personnalité de l’homme?

La famille est un groupement, une communauté d’individus des deux à trois générations d’âge vivant sous le même toit ou pas du tout, liés par la consanguinité et ayant les mêmes valeurs culturelles, morales, historiques en partage. Elle est constituée différemment, mais garde son rôle capital et déterminant dans la formation de l’homme et de son épanouissement dans la société.

 

Les différents types de famille 

Il y a différents types de famille parmi lesquels  nous allons retenir essentiellement quatre.

En premier lieu, nous avons la famille étendue. Elle est composée des trois générations d’âge au moins : les grands-parents; les parents et les petits-fils. C’est la famille traditionnelle que nous avons en Afrique et dans le milieu traditionnel africain par exemple.

En deuxième lieu, c’est la famille nucléaire. À son sein, les parents (père et mère) et les enfants ( filles ou fils) y vivent. C’est la famille moyenne. On la trouve notamment dans les sociétés modernes surtout occidentales.

En troisième lieu, c’est la famille monoparentale. Elle est centrée sur un seul parent (papa ou maman) comme dans des cas tels que le décès; le divorce ou encore le voyage.

Enfin, nous allons prendre la famille homosexuelle. Oui, il faut en parler. On commence à voir ce type de famille aujourd’hui avec la légalisation du « mariage homosexuel  » dans certains pays du monde et surtout en occident comme en Angleterre par exemple. Ici, le lien de sang n’y est point, mais l’éducation y est présente car le couple peut adopter des enfants s’il le désire et si la législation du pays concerné l’autorise.

 

La famille et l’éducation 

La famille est le premier environnement éducationnel de la personne humaine. C’est elle qui inculque les valeurs et normes aux enfants en premier lieu. C’est après que les autres cadres telles que la rue et l’école s’ensuivent. C’est la famille qui fonde principalement ces cadres-là.

« L’éducation, c’est la famille qui la donne; l’instruction, c’est l’État qui la doit. »  Victor Hugo 

L’éducation, elle commence dans la famille en passant par la rue avec les parents pour se poursuivre à l’école (par ex.) où on apprend le savoir; le savoir-être et le savoir-faire, d’où son accession demeure un droit garanti par chaque État à ses enfants.

Cette éducation familiale, une fois qu’ elle n’est pas bien faite, l’enfant devient un enfant raté au sens éducationnel. Ainsi, les parents doivent suivre leurs enfants et dans la rue et à l’école pour garantir une meilleure formation aux enfants.

« Un bon père de famille doit être partout, dernier couché premier débout. » V.Hugo

 

Autrefois, dans les familles traditionnelles au Mali comme en Afrique ou ailleurs ,l’éducation des enfants,  c’est l’affaire de tous.

Tout le monde s’investit dans l’éducation. Quand l’enfant fait des bêtises devant un ainé il est aussitôt corrigé ou rappelé à l’ordre sur place. Mais avec l’arrivée des familles moyennes, le nombre des gens devant s’investir dans cette éducation se voit réduire. Pire, dans beaucoup de nos familles modernes, l’enfant est traité comme un « prince », d’où le laisser-faire dans tout ce qu’ il veut ou qu’ il fait.

Certes, il n’est pas ni bien ni recommandé de mettre trop de pression sur son enfant, mais le traiter en enfant et non en homme comme le prescrit Rousseau dans le contrat social. C’est dire qu’ on ne doit pas mettre ni trop de pression ni moins de pression sur l’enfant, mais faire le nécessaire. Nous voyons dans certaines familles maliennes par exemple, il existe une énorme distance entre l’enfant et ses parents surtout le père à tel point que même si l’enfant a un besoin à demander ou partager ses envies ou problèmes, il préfère ne pas en parler avec eux. Alors, il faut qu’ on arrive à être sensible et  compréhensif avec nos enfants en leur donnant l’occasion de partager aisément avec nous.

 

La Famille, identification et      solidarité 

La famille, en plus d’être le premier cadre de l’éducation, elle est aussi le premier cadre d’ouverture et de fermeture d’insertion de l’homme à la société. C’est elle qui est le socle de la société et c’est à travers elle que les gens sont identifiés et connus dans la société. En plus, si on est d’une famille respectueuse, l’intégration devient facile. Par contre, si nous sommes issus d’une famille moins respectueuse, alors ça devient difficile.

Outre ce phénomène, dans des cas comme l’exclusion sociale, on peut être rejeté par la société, mais jamais par sa famille, d’où la solidarité familiale.

« Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal, on ne peut compter que sur sa famille. » ( célèbre phrase )

 

Peu importe ses différents types, la famille joue un grand rôle et par conséquent occupe une place importante pour la société et son épanouissement en général et en particulier, l’individu et son épanouissement dans la société à travers l’éducation; la solidarité ou encore l’identification. Donc, chaque parent doit tâcher à assurer le bon fonctionnement et le bon épanouissement de ses enfants.

Non classé

31 DÉCEMBRE au Mali: poulet et ambiance peu importe le prix

Le 31décembre, fête de fin d’année est considérée comme une fête nationale pour beaucoup de maliens . C’est une fête très attendue et célébrée presque  par tous d’une manière ou d’une autre sans manifestation de son appartenance religieuse ou culturelle dans la famille; le grin et autres lieux. Toutefois des fonds considérables sont mobilisés et depensés pour faire être de la fête, manger du poulet et faire l’ambiance avec tout ce qu’y va quelqu’en soit le prix à payer comme aiment fêter beaucoup de gens.

Crédit@photo Google image/ Ces images traduisent le goût du poulet et de l’ambiance qu’ont les maliens en général pour faire la fête de fin. 

Au Mali, cette fête se passe autour d’un dîner. Au menu, c’est le poulet qui est principalement privilégié avec tout ce qui va avec selon le choix ou le goût ( pomme de terre; concombre; salade; ou encore de la boisson par ex.)

Ainsi, on descend massivement sur le marché de cette volaille pour en acheter ( en quantité ). C’est qui fait qu’ il y ait manque des poulets à vendre trop souvent à la veille de cette fête surtout à Bamako et autres grandes villes du pays. 

A Cet effet, comme la demande est plus forte que l’offre, le prix du poulet grimpe en hausse. C’est la loi du marché. Des poulets habituellement vendus  entre 1500f et 2000f CFA selon leurs poids ou leurs tailles , on les vend entre 3000 f ou 2000f CFA.

Malgré cette hausse de prix, on achète car pour beaucoup un 31 sans poulet n’est pas un 31. On dirait qu’ on ne peut pas s’en passer de cela. En tout cas, ce sont les vendeurs de cette volaille qui se font des sous.

En outre, cette fête,  c’est aussi la nuit de l’élégance car pour faire l’ambiance il faut être élégant. C’est ce que pensent et font beaucoup.

Ainsi, il faut s’acheter des nouveaux habitants et nouvelles chaussures en mode(parmi d’autres), mais aussi faire des nouvelles coiffures pour l’événement. Dans la plupart des cas, ce sont les hommes qui investissent ou financent pour leurs comptes et pour ceux de leurs partenaires respectives. Car pour se faire accompagner par une belle demoiselle, il faut être à mesure d’assurer financièrement. Et on n’hésite même pas à s’en endetter souvent pour ça ou à emprunter des habits ou des chaussures (par exemple) au niveau des garçons qu’ au niveau des filles. Car le 31, c’est aussi l’occasion d’abandonner sa partenaire ou son partenaire pour des nouvelles conquêtes quand on est dans le célibat.

En fin, une fois que l’élégance assurée; le dîner mangé, direction les boîtes de nuit pour la plupart de jeunes maliens pour faire l’ambiance. A noter que le prix d’entrée est doublé aussi pour ce soir. Au lieu de 5 000f par personne, ça devient 10 000f CFA par personne. Malgré cela, les gens y vont jusqu’à ce qu’ on bloque les entrées parce que ces boîtes de nuit finissent par être pleines et ne peuvent plus recevoir de nouveaux arrivants sur à Bamako.

Les salles de cinéma ne sont pas en reste de la partie. Elles sont fréquemment fréquentées par des couples mariés; des enfants ou parfois des jeunes laissés seuls venant pour remonter le moral ou faire des nouvelles conquêtes amoureuses. C’est comme ça que se passe la fête de fin d’année chez beaucoup de maliens.

Oui, il faut fêter si ça le vaut. Mais c’est encore mieux et nécessaire si on fait cela d’une manière modérée ou simple à fin d’éviter de dommages tant financiers que moraux pouvant nous coûter chers et que nous pouvons regretter plutard. Alors, fêtons dans la prudence et dans la vigilance! 

Bonne fête de fin d’année!!!!

 

 

Non classé

L’A.E.E.M sème la terreur et la peur dans les universités publiques maliennes

L’A.E.E.M., C’est l’association des élèves et étudiants du Mali créée le 27 Octobre 1990 par des étudiants en médecine, menés par Oumar Mariko (parlementaire malien actuellement) et Kassoum barry sous le nom de l’Union des élèves et étudiants du Mali ( U.E.E.M). Elle a pour but de défendre et revendiquer les droits et intérêts des étudiants et des élèves du Mali qu’ ils soient moraux ou matériels.

A ses débuts, c’était une référence, un modèle pour tous d’une part par ses activités bâties et d’autre part le rôle qu’ elle a joué dans la chute du régime de Moussa Traoré. Donc elle répondait parfaitement aux aspirations et aux attentes de ses militants. 

Mais aujourd’hui, ce syndicat écolier et estudiantin se voit transformer en une autre chose que celle que souhaitaient et preconnisaient ses initiateurs par des individus mal intentionnés, mal éduqués ne pensant qu’ à eux seuls. Ce sont des gens qui sèment la terreur et la peur dans le milieu éducatif malien. Dans ce milieu, ils dictent leur loi par la violence et font des victimes ( souvent perte de vie) tant au niveau de leurs camarades étudiants; enseignants qu’à leur propre niveau.

Ainsi, pour des postes ou pour gérer des différends, ils font très souvent usage des armes blanches ( machettes; couteaux ) et des armes à feu ( pistolet par ex.).

Drogués et alcooliques, ils violent les filles; depossedent les étudiants de leurs sous dans les campus des universités publiques maliennes.

En plus, ce sont eux qui gèrent les parking à moto; et l’argent va directement dans leurs poches. Pire, même pour s’inscrire dans ces universités publiques quand on n’est nouveau bachelier, il faut passer forcément par eux en leur donnant de l’argent ou autre chose sinon ses chances sont minimes pour faire même le rang à plus forte raison de s’inscrire. 

Oui, tout cela se passe dans nos universités publiques. Le pire est que les administrateurs de ces universités ne font rien pour empêcher ces faits car ils sont impuissants face aux gens de l’a.e.e.m. Mais d’où leur vient cette force?

La force de cette association vient de nos autorités du pays, de nos politiques. Ils ont reçu à la politiser, à l’instrumentaliser, à la corrompre en offrant des pots de vin à ses leaders pour leur détourner de la lutte pour leurs camarades au détriment de celle de leurs fins politiques et personnelles. Donc les leaders de ce syndicat et compagnons sont devenus des pions de nos hommes politiques et par conséquent ils peuvent faire tout ce que bon leur semble.

En somme, l’a.e.e.m. ne répond plus aux aspirations et atteintes des étudiants et élèves du Mali. Elle sème la terreur et la peur dans les espaces scolaires et universitaires maliennes. Cependant il faut envisager et trouver des voies et moyens bannissant la violence dans ces milieux pour ainsi retrouver une école sans violence pour le bien de tous. Que l’A.E.E.M. arrête de semer la terreur et la peur dans les universités publiques maliennes!

Non classé

La célébration du Maouloud au Mali, rentabilité financière ou dégâts?

Le Mali à l’instar de beaucoup pays musulmans fête le maouloud. C’est la commémoration de la naissance du prophète Mahomet. Au mali, cette célébration se fait en trois phase, la cérémonie de la naissance; celle du baptême et enfin la cérémonie de bénédiction venant clôturer les festivités de cette fête. Elle est généralement organisée sur des places publiques comme les terrains de football de masse, les stades de football, les rues par des leaders religieux musulmans qui sont populaires. C’est une fête qui est économiquement rentable, mais qui fait des dégâts.

Le maouloud est une fête qui fait gagner de l’argent

Le maouloud en plus des prêches, elle permet de se faire de sou en ce sens que nous avons des vendeurs partout sur ces lieux cis cités. On fait du commerce là-bas. C’est en quelque sorte ce qu’on peut appeler « la foire du maouloud ». Dans cette foire, on y trouve des vendeurs de nourriture; de chapelet; d’eau, des fournitures scolaires parmi d’autres. A côté, nous avons aussi les parking – motos faits pour l’occasion ou les parqueurs doublent, voire triplent le prix de ticket de stationnement d’une moto de 100fcfa à 200 ou 300francs CFA. Les sotramas, véhicules de transport en commun, eux aussi ne sont pas de la marge.

Ces gens, ce qu’ils ont en commun c’est qu’ils tirent tous bon profit de leurs marchandises ou de leurs affaires à tel point qu’ils ne veulent pas qu’on en finisse avec cette célébration.

Outre cette rentabilité, elle laisse aussi des dégâts 

Sur le plan sanitaire, on constate que la vente de nourriture ne se passe dans un environnement sain parfois. Il y a de la poussière et des déchets sur ces lieux et c’est dans  ces conditions que les clients sont servis. Pire, les sachets plastiques et les bouteilles,une fois vidés de leurs contenus, sont jetés ou laissés sur place.

Sur le plan matériel, l’eau de robinets des stades  est utilisée souvent par certaines personnes qui la vendent dans des bouteilles aux gens pour qu’ils en fassent « d’eau bénie ». Les fleurs implantées dans les cours de ces terrains sont aussi endommagées par le piétinement de gens. A cela, s’ajoutent d’autres endommagements.

Hors ces stades sont des biens publics et c’est l’Etat qui doit s’en charger du payement de la facture d’eau de robinets utilisée ou gaspillée et la reparation de matériels endommagés pour et pendant cette célébration.

Sur le plan financier, on a à faire avec la hausse de prix de certains produits vendus et de service payant sur place. C’est le cas par exemple de parking. Dans ces parkings, on doit payer 200 ou 300f CFA pour stationner sa moto en sécurité au lieu de 100f CFA qui est le prix normal partout à Bamako.

A côtés de ces dégâts, il y a également celui lié à la circulation routière en l’occurrence les accidents de circulation routière sur les voies qui mènent ou qui quittent à ces lieux.

En somme, nous pouvons dire que la célébration du maouloud au mali notamment à Bamako est d’une importante rentabilité financière pour les gens qui exercent des activités de revenu sur ces espaces et les voies qu’y mènent. Toutefois, elle laisse des importants dégâts notamment les dégâts matériels; financiers ou sanitaires dont il faut nécessairement prendre de précautions sérieuses et fortes pour pouvoir les éviter dans les éditions prochaines.

 

 

Auteur: Sagaïdou BILAL, étudiant en licence philosophie à la faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation de l’Université de Bamako/ blogueur.

 

 

 

Éducation

l’Université de Kabala, quelles difficultés et quelles solutions pour ses étudiants?

 Bâtie sur 103 hectares pour un coût total de 80 milliards de franc CFA , composée de 7 blocs pédagogiques et leurs annexes, une administration centrale, quatre blocs d’hébergement, un restaurant universitaire de 2500 places, un centre commercial, une cafétéria centrale, une salle polyvalente, des terrains de sport, un centre de santé universitaire, la cité universitaire est d’une grande réalisation architecturale ultramoderne avec des technologies de dernières générations.

Mais ses voies d’accès présentent une grosse menace,voire même mortelle pour ses usagers en général et pour les étudiants en particulier. Outre cela, d’autres problèmes existent notamment des problèmes liés aux déplacements des étudiants et les frais que ceux-ci leur coûtent. Cependant il faut nécessairement et urgemment y trouver des solutions.

KABALA, on se plaint de sa distance

Le deuxième pôle universitaire de Bamako est situé entre les villages de Kabala et de N’golobougou, des quartiers périphériques de bamako. Par conséquent il est loin, voire même très loin pour certains en matière de déplacement et des frais de transport.
Pour aller prendre leurs cours, les étudiants se déplacent en grand nombre dans des SOTRAMAS, des véhicules de transport en commun et en nombre restreint à motos.
Cependant, il faut payer ses frais de transport ou de carburant pour pouvoir s’y rendre. Car il n’y a pas et il ne saurait avoir de service gratuit chez les « apprentis- sotramas » à plus forte raison dans les stations et points de vente de carburant. Nous sommes avec notre temps car notre monde est devenu un monde capitalisé et capitalisable où le profit prend le dessus sur le social.
Malgré cela, les bourses et les trousseaux étant les principales sources de financement pour les étudiants les bénéficiant sont toujours tombés en retard, voire vers la fin de l’année académique. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Kadia DJIGUIBA, étudiante en licence philosophie qu’il y a un problème financier. Elle l’exprime en ces termes, « les bourses sont livrées jusqu’à la moitié de l’année universitaire. Donc les frais de déplacement ou de transport posent problème en ce sens que celles-ci constituent notre espoir financièrement parlant ».

20171202_114724.jpg

Sagaïdou BILAL@Caméra: SOTRAMA

LA ROUTE DE KABALA est une route qui mène à sa tombe

La route de kabala est la principale route qui relie ce quartier périphérique à la ville de bamako. C’est une vieille artère fréquemment fréquentée pendant toute la journée par des usagers de toute sorte et des vehicules de tout poids, dont les CAMIONS-Benz qui font des morts continuellement et quotidiennemt parmi les usagers de cette route et surtout chez les étudiants. Cette route est petite par sa largeur. Pire, elle est ensablée à ses bords et salle. Comme le remarquent certains usagers, « sur ce sable, tu touches au frein (moto) et tu es à terre surtout quand tu es en excès de vitesse ».

SAGAIDOU BILAL-photo.jpg

Sagaïdou BILAL@Caméra

En une année, elle a fait du côté des étudiants et des professeurs cinq décès dont quatre étudiants et un professeur de statistique (Pr. CISSE décédé le 03 juillet 2017). Parmi ces étudiants, nous avons entre autre Oumar N. Coulibaly, licenceI et Abdoulaye Guindo – maitrise anglais. A cela s’ajoutent d’autres blessés.

Vue ces cas, les étudiants sont frustrés et expriment leurs colères car chacun d’eux a peur de perdre sa vie dans des circonstances pareilles.

Alors, comment doit-on faire pour remédier à ces problèmes ?

Partant du principe selon lequel tout problème implique nécessairement et inéluctablement une solution, voire des solutions, nous proposons des pistes de solution d’une part à l’État malien et d’autre part aux étudiants pour résoudre ces problèmes.
Les autorités maliennes ou l’association des élèves et étudiants du Mali(A.E.E.M) doivent organiser une campagne ou des campagnes de sensibilisation et d’information sur les codes de la circulation routière à l’endroit des chauffeurs de camions Benz conduisant régulièrement sur cette route et d’ailleurs à Bamako.
L’État malien doit aussi réaménager la route de Kabala en la rendant moderne (deux voies) et de mettre le projet de construction de la route allant de Kabala à l’aéroport de bamako-cenou des deux voies en œuvre.
Outre ces mesures, Ozone, une entreprise marocaine installée au Mali, œuvrant dans le domaine de l’assainissement, en contrat avec la mairie du district de Bamako, doit régulièrement faire un tour sur le long de cette route pour la rendre propre. A défaut de cela, que les étudiants avec l’a.e.e.m. le fassent volontairement de temps en temps.
S’agissant de la tombée de bourses, le centre national des œuvres universitaires(CENOU) et le ministère de l’économie et de finance du Mali doivent faire en sorte que les bourses et les trousseaux soient livrés à temps. Le CENOU doit également mettre en ligne les auto- bus dès les premières semaines de la rentrée et en grand nombre pour faciliter les déplacements des étudiants et à moindre coût.
En attendant, chers étudiants, nous devons faire preuve de prudence et de civisme sur ces voies d’accès à l’université de Kabala, port de casque, éviter de conduire en excès de vitesse. En tout, respecter les codes de la route tout en donnant priorité à nos vies. Il faut faire comme du caméléon sur cette route et partout dans la circulation.

Certes ce deuxième pôle universitaire a été créé pour améliorer l’environnement de la formation et de la recherche au Mali, mais il reste beaucoup à faire car on rencontre des grosses difficultés pouvant nous coûter la vie. Cela ne veut pas dire que nous n’apprécions pas la réalisation de cette cité, mais ce sont nos vies qui comptent les plus à nos yeux. Donc nous dirons que c’est un bon travail mais un travail inachevé.

Non classé

Pourquoi debute-je en blogging?

Je m’appelle Sagaïdou Bilal. Ma nationalité est malienne. Je suis étudiant en philosophie à la faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, de l’université de Bamako. Nouvellement devenu membre de la communauté des blogueurs du Mali ( Doniblog), j’ai créé ce blog avec l’appui de la dite communauté en la personne de Mr.Fousseni Togola pour penser et traiter des thèmes et sujets principalement sur l’éducation; la bonne gouvernance, les droits de l’Homme et sur l’actualité évidemment . En plus de cela, de me permettre de les partager avec le monde. Car je suis de ceux qui pensent qu’ avec les idées on peut changer le monde. Et je trouve que l’Internet, les réseaux sociaux sont des moyens incontournables a pour se faire entendre sa voix.

L’Internet est aujourd’hui ce qu’ a été l’imprimerie en Europe pendant l’époque de la renaissance. C’est dire qu’ elle contribue à une large circulation, diffusion de nos connaissances; de nos cultures…dans le monde entier. 

Cela dit, je remercie Doniblog pour  son soutien et son accompagnement à mon niveau et sa confiance portée en ma modeste personne. Mes camarades sur les réseaux sociaux me suivant et lisant sont également à remercier. J’espère et je compte et je ferai tout ce qui est à mon pouvoir pour ne pas vous décevoir, mes chers lecteurs anciens ou nouveaux. Merci!