Non classé

L’A.E.E.M sème la terreur et la peur dans les universités publiques maliennes

L’A.E.E.M., C’est l’association des élèves et étudiants du Mali créée le 27 Octobre 1990 par des étudiants en médecine, menés par Oumar Mariko (parlementaire malien actuellement) et Kassoum barry sous le nom de l’Union des élèves et étudiants du Mali ( U.E.E.M). Elle a pour but de défendre et revendiquer les droits et intérêts des étudiants et des élèves du Mali qu’ ils soient moraux ou matériels.

A ses débuts, c’était une référence, un modèle pour tous d’une part par ses activités bâties et d’autre part le rôle qu’ elle a joué dans la chute du régime de Moussa Traoré. Donc elle répondait parfaitement aux aspirations et aux attentes de ses militants. 

Mais aujourd’hui, ce syndicat écolier et estudiantin se voit transformer en une autre chose que celle que souhaitaient et preconnisaient ses initiateurs par des individus mal intentionnés, mal éduqués ne pensant qu’ à eux seuls. Ce sont des gens qui sèment la terreur et la peur dans le milieu éducatif malien. Dans ce milieu, ils dictent leur loi par la violence et font des victimes ( souvent perte de vie) tant au niveau de leurs camarades étudiants; enseignants qu’à leur propre niveau.

Ainsi, pour des postes ou pour gérer des différends, ils font très souvent usage des armes blanches ( machettes; couteaux ) et des armes à feu ( pistolet par ex.).

Drogués et alcooliques, ils violent les filles; depossedent les étudiants de leurs sous dans les campus des universités publiques maliennes.

En plus, ce sont eux qui gèrent les parking à moto; et l’argent va directement dans leurs poches. Pire, même pour s’inscrire dans ces universités publiques quand on n’est nouveau bachelier, il faut passer forcément par eux en leur donnant de l’argent ou autre chose sinon ses chances sont minimes pour faire même le rang à plus forte raison de s’inscrire. 

Oui, tout cela se passe dans nos universités publiques. Le pire est que les administrateurs de ces universités ne font rien pour empêcher ces faits car ils sont impuissants face aux gens de l’a.e.e.m. Mais d’où leur vient cette force?

La force de cette association vient de nos autorités du pays, de nos politiques. Ils ont reçu à la politiser, à l’instrumentaliser, à la corrompre en offrant des pots de vin à ses leaders pour leur détourner de la lutte pour leurs camarades au détriment de celle de leurs fins politiques et personnelles. Donc les leaders de ce syndicat et compagnons sont devenus des pions de nos hommes politiques et par conséquent ils peuvent faire tout ce que bon leur semble.

En somme, l’a.e.e.m. ne répond plus aux aspirations et atteintes des étudiants et élèves du Mali. Elle sème la terreur et la peur dans les espaces scolaires et universitaires maliennes. Cependant il faut envisager et trouver des voies et moyens bannissant la violence dans ces milieux pour ainsi retrouver une école sans violence pour le bien de tous. Que l’A.E.E.M. arrête de semer la terreur et la peur dans les universités publiques maliennes!

Publicités
Non classé

La célébration du Maouloud au Mali, rentabilité financière ou dégâts?

Le Mali à l’instar de beaucoup pays musulmans fête le maouloud. C’est la commémoration de la naissance du prophète Mahomet. Au mali, cette célébration se fait en trois phase, la cérémonie de la naissance; celle du baptême et enfin la cérémonie de bénédiction venant clôturer les festivités de cette fête. Elle est généralement organisée sur des places publiques comme les terrains de football de masse, les stades de football, les rues par des leaders religieux musulmans qui sont populaires. C’est une fête qui est économiquement rentable, mais qui fait des dégâts.

Le maouloud est une fête qui fait gagner de l’argent

Le maouloud en plus des prêches, elle permet de se faire de sou en ce sens que nous avons des vendeurs partout sur ces lieux cis cités. On fait du commerce là-bas. C’est en quelque sorte ce qu’on peut appeler « la foire du maouloud ». Dans cette foire, on y trouve des vendeurs de nourriture; de chapelet; d’eau, des fournitures scolaires parmi d’autres. A côté, nous avons aussi les parking – motos faits pour l’occasion ou les parqueurs doublent, voire triplent le prix de ticket de stationnement d’une moto de 100fcfa à 200 ou 300francs CFA. Les sotramas, véhicules de transport en commun, eux aussi ne sont pas de la marge.

Ces gens, ce qu’ils ont en commun c’est qu’ils tirent tous bon profit de leurs marchandises ou de leurs affaires à tel point qu’ils ne veulent pas qu’on en finisse avec cette célébration.

Outre cette rentabilité, elle laisse aussi des dégâts 

Sur le plan sanitaire, on constate que la vente de nourriture ne se passe dans un environnement sain parfois. Il y a de la poussière et des déchets sur ces lieux et c’est dans  ces conditions que les clients sont servis. Pire, les sachets plastiques et les bouteilles,une fois vidés de leurs contenus, sont jetés ou laissés sur place.

Sur le plan matériel, l’eau de robinets des stades  est utilisée souvent par certaines personnes qui la vendent dans des bouteilles aux gens pour qu’ils en fassent « d’eau bénie ». Les fleurs implantées dans les cours de ces terrains sont aussi endommagées par le piétinement de gens. A cela, s’ajoutent d’autres endommagements.

Hors ces stades sont des biens publics et c’est l’Etat qui doit s’en charger du payement de la facture d’eau de robinets utilisée ou gaspillée et la reparation de matériels endommagés pour et pendant cette célébration.

Sur le plan financier, on a à faire avec la hausse de prix de certains produits vendus et de service payant sur place. C’est le cas par exemple de parking. Dans ces parkings, on doit payer 200 ou 300f CFA pour stationner sa moto en sécurité au lieu de 100f CFA qui est le prix normal partout à Bamako.

A côtés de ces dégâts, il y a également celui lié à la circulation routière en l’occurrence les accidents de circulation routière sur les voies qui mènent ou qui quittent à ces lieux.

En somme, nous pouvons dire que la célébration du maouloud au mali notamment à Bamako est d’une importante rentabilité financière pour les gens qui exercent des activités de revenu sur ces espaces et les voies qu’y mènent. Toutefois, elle laisse des importants dégâts notamment les dégâts matériels; financiers ou sanitaires dont il faut nécessairement prendre de précautions sérieuses et fortes pour pouvoir les éviter dans les éditions prochaines.

 

 

Auteur: Sagaïdou BILAL, étudiant en licence philosophie à la faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation de l’Université de Bamako/ blogueur.

 

 

 

Éducation

l’Université de Kabala, quelles difficultés et quelles solutions pour ses étudiants?

 Bâtie sur 103 hectares pour un coût total de 80 milliards de franc CFA , composée de 7 blocs pédagogiques et leurs annexes, une administration centrale, quatre blocs d’hébergement, un restaurant universitaire de 2500 places, un centre commercial, une cafétéria centrale, une salle polyvalente, des terrains de sport, un centre de santé universitaire, la cité universitaire est d’une grande réalisation architecturale ultramoderne avec des technologies de dernières générations.

Mais ses voies d’accès présentent une grosse menace,voire même mortelle pour ses usagers en général et pour les étudiants en particulier. Outre cela, d’autres problèmes existent notamment des problèmes liés aux déplacements des étudiants et les frais que ceux-ci leur coûtent. Cependant il faut nécessairement et urgemment y trouver des solutions.

KABALA, on se plaint de sa distance

Le deuxième pôle universitaire de Bamako est situé entre les villages de Kabala et de N’golobougou, des quartiers périphériques de bamako. Par conséquent il est loin, voire même très loin pour certains en matière de déplacement et des frais de transport.
Pour aller prendre leurs cours, les étudiants se déplacent en grand nombre dans des SOTRAMAS, des véhicules de transport en commun et en nombre restreint à motos.
Cependant, il faut payer ses frais de transport ou de carburant pour pouvoir s’y rendre. Car il n’y a pas et il ne saurait avoir de service gratuit chez les « apprentis- sotramas » à plus forte raison dans les stations et points de vente de carburant. Nous sommes avec notre temps car notre monde est devenu un monde capitalisé et capitalisable où le profit prend le dessus sur le social.
Malgré cela, les bourses et les trousseaux étant les principales sources de financement pour les étudiants les bénéficiant sont toujours tombés en retard, voire vers la fin de l’année académique. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Kadia DJIGUIBA, étudiante en licence philosophie qu’il y a un problème financier. Elle l’exprime en ces termes, « les bourses sont livrées jusqu’à la moitié de l’année universitaire. Donc les frais de déplacement ou de transport posent problème en ce sens que celles-ci constituent notre espoir financièrement parlant ».

20171202_114724.jpg

Sagaïdou BILAL@Caméra: SOTRAMA

LA ROUTE DE KABALA est une route qui mène à sa tombe

La route de kabala est la principale route qui relie ce quartier périphérique à la ville de bamako. C’est une vieille artère fréquemment fréquentée pendant toute la journée par des usagers de toute sorte et des vehicules de tout poids, dont les CAMIONS-Benz qui font des morts continuellement et quotidiennemt parmi les usagers de cette route et surtout chez les étudiants. Cette route est petite par sa largeur. Pire, elle est ensablée à ses bords et salle. Comme le remarquent certains usagers, « sur ce sable, tu touches au frein (moto) et tu es à terre surtout quand tu es en excès de vitesse ».

SAGAIDOU BILAL-photo.jpg

Sagaïdou BILAL@Caméra

En une année, elle a fait du côté des étudiants et des professeurs cinq décès dont quatre étudiants et un professeur de statistique (Pr. CISSE décédé le 03 juillet 2017). Parmi ces étudiants, nous avons entre autre Oumar N. Coulibaly, licenceI et Abdoulaye Guindo – maitrise anglais. A cela s’ajoutent d’autres blessés.

Vue ces cas, les étudiants sont frustrés et expriment leurs colères car chacun d’eux a peur de perdre sa vie dans des circonstances pareilles.

Alors, comment doit-on faire pour remédier à ces problèmes ?

Partant du principe selon lequel tout problème implique nécessairement et inéluctablement une solution, voire des solutions, nous proposons des pistes de solution d’une part à l’État malien et d’autre part aux étudiants pour résoudre ces problèmes.
Les autorités maliennes ou l’association des élèves et étudiants du Mali(A.E.E.M) doivent organiser une campagne ou des campagnes de sensibilisation et d’information sur les codes de la circulation routière à l’endroit des chauffeurs de camions Benz conduisant régulièrement sur cette route et d’ailleurs à Bamako.
L’État malien doit aussi réaménager la route de Kabala en la rendant moderne (deux voies) et de mettre le projet de construction de la route allant de Kabala à l’aéroport de bamako-cenou des deux voies en œuvre.
Outre ces mesures, Ozone, une entreprise marocaine installée au Mali, œuvrant dans le domaine de l’assainissement, en contrat avec la mairie du district de Bamako, doit régulièrement faire un tour sur le long de cette route pour la rendre propre. A défaut de cela, que les étudiants avec l’a.e.e.m. le fassent volontairement de temps en temps.
S’agissant de la tombée de bourses, le centre national des œuvres universitaires(CENOU) et le ministère de l’économie et de finance du Mali doivent faire en sorte que les bourses et les trousseaux soient livrés à temps. Le CENOU doit également mettre en ligne les auto- bus dès les premières semaines de la rentrée et en grand nombre pour faciliter les déplacements des étudiants et à moindre coût.
En attendant, chers étudiants, nous devons faire preuve de prudence et de civisme sur ces voies d’accès à l’université de Kabala, port de casque, éviter de conduire en excès de vitesse. En tout, respecter les codes de la route tout en donnant priorité à nos vies. Il faut faire comme du caméléon sur cette route et partout dans la circulation.

Certes ce deuxième pôle universitaire a été créé pour améliorer l’environnement de la formation et de la recherche au Mali, mais il reste beaucoup à faire car on rencontre des grosses difficultés pouvant nous coûter la vie. Cela ne veut pas dire que nous n’apprécions pas la réalisation de cette cité, mais ce sont nos vies qui comptent les plus à nos yeux. Donc nous dirons que c’est un bon travail mais un travail inachevé.

Non classé

Pourquoi debute-je en blogging?

Je m’appelle Sagaïdou Bilal. Ma nationalité est malienne. Je suis étudiant en philosophie à la faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, de l’université de Bamako. Nouvellement devenu membre de la communauté des blogueurs du Mali ( Doniblog), j’ai créé ce blog avec l’appui de la dite communauté en la personne de Mr.Fousseni Togola pour penser et traiter des thèmes et sujets principalement sur l’éducation; la bonne gouvernance, les droits de l’Homme et sur l’actualité évidemment . En plus de cela, de me permettre de les partager avec le monde. Car je suis de ceux qui pensent qu’ avec les idées on peut changer le monde. Et je trouve que l’Internet, les réseaux sociaux sont des moyens incontournables a pour se faire entendre sa voix.

L’Internet est aujourd’hui ce qu’ a été l’imprimerie en Europe pendant l’époque de la renaissance. C’est dire qu’ elle contribue à une large circulation, diffusion de nos connaissances; de nos cultures…dans le monde entier. 

Cela dit, je remercie Doniblog pour  son soutien et son accompagnement à mon niveau et sa confiance portée en ma modeste personne. Mes camarades sur les réseaux sociaux me suivant et lisant sont également à remercier. J’espère et je compte et je ferai tout ce qui est à mon pouvoir pour ne pas vous décevoir, mes chers lecteurs anciens ou nouveaux. Merci!